Vendre sa maison lors d'un divorce ou d'une séparation à Sherbrooke

· Vendre une maison

Vendre sa maison lors d'un divorce ou d'une séparation à Sherbrooke

Une séparation est déjà assez difficile sans devoir décoder en plus les règles entourant la maison. Qui peut décider de la vendre ? Comment se partage l'argent ? Et surtout : avez-vous les mêmes droits selon que vous êtes mariés ou conjoints de fait ? Voici ce que tout propriétaire de Sherbrooke devrait savoir.

Important : cet article est éducatif et ne remplace pas un avis juridique. Votre situation dépend de votre statut d'union et des détails de votre dossier. Consultez un notaire, un avocat ou un médiateur familial.

La grande différence : mariés vs conjoints de fait

C'est le point le plus mal compris au Québec. Beaucoup croient qu'après plusieurs années de vie commune, les conjoints de fait ont les mêmes droits que les couples mariés. C'est faux.

Si vous êtes mariés ou unis civilement : la résidence familiale fait partie du patrimoine familial. La valeur nette de la maison se partage généralement moitié-moitié, peu importe lequel des deux est inscrit au titre de propriété. C'est la valeur qui se partage, pas la propriété.

Si vous êtes conjoints de fait (non mariés) : il n'y a aucun partage automatique de la maison. Elle appartient à la personne dont le nom est sur le titre. Le conjoint non propriétaire ne peut généralement ni s'opposer à la vente, ni exiger une part - sauf recours particuliers (ex. enrichissement injustifié) ou entente écrite.

Nouveau depuis le 30 juin 2025 - l'union parentale : les conjoints de fait qui deviennent parents d'un même enfant après cette date sont automatiquement soumis à un nouveau régime qui inclut la résidence familiale dans un patrimoine à partager. Si vous avez des enfants, ce point peut tout changer : validez votre situation avec un notaire.

Pourquoi le consentement des DEUX peut être obligatoire

Pour les couples mariés, unis civilement ou en union parentale, la résidence familiale est protégée. Concrètement : même si un seul conjoint est propriétaire au titre, il ne peut pas la vendre sans l'accord de l'autre (ou une autorisation du tribunal). Si une déclaration de résidence familiale a été inscrite au Registre foncier, une vente faite sans ce consentement peut même être annulée.

C'est une protection à vérifier dès le départ, avant toute mise en marché.

Vos options concrètes

1. Vendre et partager le produit. Vous convenez ensemble du prix demandé, du partage des frais (courtier, quittance hypothécaire, mise à jour du certificat de localisation) et du partage de l'argent.

2. Un conjoint rachète la part de l'autre. Si l'un veut garder la maison et en a les moyens, il verse une compensation à l'autre et refinance l'hypothèque à son seul nom.

💡 À connaître : le rachat de la part de votre ex est exempté des droits de mutation (la « taxe de bienvenue ») s'il a lieu dans les 12 mois suivant la séparation. Passé ce délai, la taxe devient payable. Un détail qui peut représenter des milliers de dollars.

3. Rester copropriétaires temporairement, par exemple le temps que les enfants finissent l'année scolaire, avant de vendre.

Et en cas de désaccord ?

Deux voies existent. La médiation familiale (souvent quelques heures gratuites pour les parents au Québec) permet de s'entendre à l'amiable, plus rapidement et à moindre coût. Si le blocage persiste, le tribunal peut notamment ordonner la mise en vente, fixer le prix affiché et désigner le courtier.

Attention aux délais : en règle générale, vous avez 3 ans pour une demande au tribunal - mais seulement 120 jours dans le cadre de l'union parentale.

Les erreurs à éviter

  • Mettre la maison en vente sans le consentement requis de l'autre conjoint.
  • Croire, en union de fait, qu'on a automatiquement droit à la moitié de la maison.
  • Mal gérer l'hypothèque lors d'un rachat (pénalités, responsabilité qui demeure).
  • Oublier le délai de 12 mois pour l'exemption de taxe de bienvenue.
  • Négliger l'impôt : la résidence principale est exonérée, mais un chalet ou un immeuble locatif génère un gain imposable.

Comment je peux vous aider

Dans un contexte de séparation, mon rôle est d'être un point d'ancrage neutre et professionnel : établir une valeur juste et objective de la propriété, gérer la mise en marché avec discrétion, et coordonner le calendrier avec votre notaire et, au besoin, vos avocats. L'objectif : vous éviter une source de stress supplémentaire.

👉 Pour partir sur une base claire et neutre, commencez par une évaluation gratuite et sans engagement de votre propriété.

Information à jour en juin 2026. Ce guide ne remplace pas les conseils d'un notaire, d'un avocat ou d'un fiscaliste.

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